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Infos pratiques
Il y a des personnes qui remplissent leurs journées. Et puis il y a celles qui remplissent celles des autres. Au CHU, Paul-Loup Deshautel s'assure que les dispositifs médicaux fonctionnent parfaitement. Une fois sa journée terminée, il troque sa tenue contre une guitare ou un ballon de handball. Trois univers bien différents, réunis par une même conviction chez Paul-Loup : le plaisir de partager avec les autres.
▸ Dans l'ombre des soins, au plus près des équipes
Depuis 2019, Paul-Loup travaille comme technicien supérieur hospitalier au sein du service biomédical du CHU. Après un DUT mesures physiques puis une licence professionnelle en instrumentation médicale, il choisit un métier souvent méconnu, mais indispensable au bon fonctionnement de l'hôpital.
Sa mission consiste à accompagner les dispositifs médicaux tout au long de leur cycle de vie : mise en service, maintenance préventive et corrective, essais, dépannage, suivi des fournisseurs ou encore réforme des appareils. À cela s'ajoutent de nombreuses missions transversales : gestion des commandes, participation à la cellule qualité, formation des soignants à l'utilisation et au dépannage de 1er niveau de certains dispositifs au bloc opératoire ou encore l’organisation des 44es Journées de l'Association des agents de maintenance biomédicale qui se tiendront cette année à Micropolis.
Au sein du biomédical, une expression résume parfaitement leur rôle :
« un service au service des services ».
La technique occupe une place importante dans son quotidien, mais ce qu’il apprécie avant tout, c'est le contact avec les équipes soignantes, la recherche de solutions et le sentiment d'apporter sa pierre à un métier qui dépasse largement la réparation d'un appareil.
La crise sanitaire COVID-19 marque un tournant dans sa façon de voir son travail. Pendant que les routes se vident, les équipes hospitalières restent mobilisées. Cette période lui fait prendre conscience que chaque profession de l'hôpital, même la plus discrète, participe à la prise en charge des patients et reste indispensable.
▸ La musique comme trait-d’union
La musique accompagne Paul-Loup depuis l'enfance. Son grand-père, trompettiste, répétait régulièrement dans une petite salle aménagée au sous-sol de la maison familiale. Des souvenirs qui lui donnent, à son tour, l'envie de monter sur scène, en tant que guitariste et chanteur.
Il y a trois ans, il fonde les Zipper Brothers avec un ami. Ensemble, ils revisitent des classiques de la pop et du rock avec une seule ambition : partager un bon moment.
S'ils répondent volontiers aux invitations, notamment celles du CHU qui les a déjà accueillis pour la fête de la musique ou la cérémonie des vœux, les membres du groupe ont une préférence pour les concerts improvisés, comme dans les rues de Besançon. Les passants s'arrêtent, chantent quelques refrains, échangent quelques mots avant de reprendre leur chemin, une proximité qui donne tout son sens à leur démarche. Pour Paul-Loup, la musique ne cherche pas la performance.
« La musique et le sport sont universels. Ils rassemblent les gens. »
Un état d'esprit que les spectateurs résument parfois avec tendresse en leur disant qu'ils ont « une âme solaire d'enfant ». Un compliment qu'il revendique volontiers.
▸ Le collectif sportif comme deuxième nature
Avant de devenir bénévole dans le handball, Paul-Loup a longtemps été joueur. Pendant douze ans, ce sport rythme ses semaines. Il poursuit ensuite pendant cinq saisons comme entraîneur avant de devenir co-responsable du secteur amateur du Palente Besançon Handball et de siéger au conseil d'administration.
Un engagement entièrement bénévole, guidé par l'envie de transmettre ce que le sport lui a apporté.Son rôle consiste à accompagner les entraîneurs, recruter de nouveaux coachs, faire le lien avec la direction, résoudre certaines difficultés et veiller à ce que chacun puisse évoluer dans les meilleures conditions.
Plus qu'une organisation sportive, il cherche à faire du club un véritable lieu de vie. Selon lui, une équipe ressemble souvent à son entraîneur. Le handball lui rappelle chaque semaine que la richesse d'un groupe vient de sa diversité. Étudiants, artisans, soignants, enseignants ou salariés d'entreprise se retrouvent autour d'un même terrain avec un objectif commun : progresser ensemble.
▸ Un fil conducteur : l'humain
À première vue, réparer un échographe, accompagner des entraîneurs ou jouer de la guitare dans une rue n'ont pas grand-chose en commun.
Pour Paul-Loup, pourtant, ces trois engagements racontent la même histoire.
Ils lui demandent de la rigueur, de l'organisation, de l'adaptation et l’esprit d'équipe. Mais surtout, ils lui permettent de rencontrer des personnes venues de tous les horizons et de créer du lien.
Au CHU, il aide les soignants à exercer leur métier dans les meilleures conditions.
Au handball, il accompagne celles et ceux qui transmettent les valeurs du sport.
En musique, il offre simplement quelques instants de bonne humeur à des inconnus.
Trois façons différentes de faire vivre une même valeur : l'humain.
▸ La suite ? On verra bien...
Lorsqu'on lui demande où il se voit dans quelques années, Paul-Loup répond avec humour qu'il ne sait déjà pas ce qu'il mangera ce soir !
En revanche, une chose est sûre : au CHU, il continue chaque matin à exercer un métier qu'il qualifie de discret, mais profondément gratifiant. Un métier de l'ombre qui, comme ses autres engagements, lui rappelle chaque jour que les plus beaux moments sont souvent ceux que l'on partage. En musique comme sur les terrains de handball, il continuera à s'investir avec la même énergie et le même plaisir de partager.
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