Biologie et médecine de la reproduction (AMP ou PMA) - Cryobiologie (CECOS)
Le service Biologie et médecine de la reproduction du CHU de Besançon a deux grandes missions :
- la préservation de la fertilité,
- l’accompagnement à la procréation.
Il est organisé en 3 secteurs :
- l'Unité Spermiologie et biologie analytique,
- le Centre d’études et de conservation des œufs et du sperme (CECOS),
- le Centre d’assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA) - Unité biologique.

Prendre rendez-vous
Secrétariat du service de Biologie et médecine de la reproduction-cryobiologie
Tél. 03 81 21 86 98
Secrétariat CECOS
Dr BLAGOSKLONOV, Dr BAILLY,
Dr S. FRONTCZAK, Dr PLANTIN
Tél. 03 81 21 80 21
E-mail : cecos-secretariat[at]chu-besancon[dot]fr
Psychologue
Tél. 03 81 21 80 21 | 03 81 21 86 98
Horaires d’accueil téléphonique
9h-12h et 14h-16h
Adresse du centre d’AMP (ou PMA)
Centre hospitalier universitaire de Besançon
Hôpital Jean-Minjoz
3 boulevard A. Fleming
25030 Besançon Cedex
Secrétariat de l'unité clinique
Service Gynécologie-obstétrique
(Pôle mère-femme)
Dr BERDIN, Dr LAGRE, Dr SHEFFLER, Dr NALLET, Dr DECAIGNY
Prendre rendez-vous avec le gynécologue du centre d'AMP
Tél. 03 81 21 88 04 | 03 81 21 88 03
E-mails : centrefiv-labo[at]chu-besancon[dot]fr | amp-sf[at]chu-besancon[dot]fr
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L’unité Spermiologie Analytique réalise des diagnostics biologiques en fertilité masculine, des explorations fonctionnelles et prestations de conseil en infertilité du couple.
Ces examens font partie du bilan d’infécondité du couple et des bilans pré-AMP. Ils répondent aux prescriptions faites par les praticiens cliniciens et biologistes du centre d’AMP, mais aussi par les autres médecins de la reproduction de la région (gynécologues, urologues, endocrinologues, andrologues...).10 à 15 % des couples éprouvent des difficultés à concevoir. Depuis plusieurs années, la part de l’homme dans les infertilités du couple est en augmentation, et on estime aujourd’hui qu’un facteur causal masculin (identifié ou non) est impliqué dans la moitié des cas.
Le spermogramme est un examen de première intention dans le bilan de l’homme infertile. Il permettant de poser des diagnostics (en cas d’azoospermie par exemple), mais aussi d’orienter le prescripteur vers des examens complémentaires. Soumis à des variabilités pour un même individu, le spermogramme est souvent difficile à interpréter et nécessite d’être répété en cas d’anomalie.
Les conditions de réalisation d’un spermogramme
Le patient doit avoir un délai d’abstinence sexuelle compris entre 2 à 8 jours, et le recueil doit obligatoirement être effectué au laboratoire.
Les paramètres spermatiques sont soumis à de nombreux facteurs de variation. Ainsi, l’âge, le délai d’abstinence sexuelle, une maladie intercurrente, un épisode de fièvre récent, ou encore la prise d’un traitement antibiotique récent peuvent avoir une incidence sur les résultats du spermogramme.
Les paramètres spermatiques sont variables pour un même individu d’un prélèvement à l’autre.
Ainsi, un spermogramme anormal doit être répété à distance du premier examen.
Un intervalle de trois mois, correspondant à un cycle complet de spermatogenèse, permettra alors de confirmer ou d’infirmer les anomalies retrouvées.
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L’indication de la préservation de la fertilité est prise en concertation pluridisciplinaire (RCP).
La conservation en azote liquide permet de conserver les gamètes et les tissus jusqu'à leur utilisation potentielle des mois ou des années plus tard.La loi française prévoit qu’« une personne majeure qui répond à des conditions d’âge fixées par un décret en Conseil d’État, pris après avis de l’Agence de la biomédecine, peut bénéficier, après une prise en charge médicale par l’équipe clinicobiologique pluridisciplinaire, du recueil, du prélèvement et de la conservation de ses gamètes en vue de la réalisation ultérieure, à son bénéfice, d’une assistance médicale à la procréation dans les conditions prévues au présent chapitre. »
(Art. L. 2141-12. – I. – de la loi de bioéthique n° 2021-1017 du 2 août 2021)
La préservation de la fertilité masculine
Avant la mise en œuvre d’un traitement potentiellement toxique pour l’appareil reproducteur masculin et les testicules (chirurgie, chimiothérapie ou encore radiothérapie), ou lors d’un risque de dégradation de la production des spermatozoïdes, une préservation de la fertilité peut être réalisée afin d’offrir la possibilité aux patients de concevoir un enfant dans le futur.
Lorsqu’il s’agit d’un homme, une autoconservation de sperme lui est proposée. Le ou les prélèvements s’effectue par masturbation.
Lorsqu’il s’agit d’un petit garçon, le prélèvement par masturbation n’étant pas possible, un prélèvement de testicule est proposé. S’il produit des spermatozoïdes, ceux-ci seront congelés. S’il n’en produit pas encore, le tissu testiculaire sera congelé.
À l’heure actuelle, la réutilisation du tissu testiculaire conservé appartient encore au domaine de la recherche.
La préservation de la fertilité féminine
Avant la mise en œuvre d’un traitement potentiellement toxique pour l’appareil reproducteur féminin et les ovaires (chirurgie, chimiothérapie ou encore radiothérapie) ou lors d’un risque d’altération du nombre de follicules ovariens, une préservation de la fertilité peut être réalisée afin d’offrir la possibilité aux patientes de concevoir un enfant dans le futur.
Plusieurs techniques existent et sont adaptées à chaque situation et chaque patiente, qu’il s’agisse d’une jeune femme ou d’une petite fille prépubère.
Dans ce cadre, le centre d’assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA) du CHU de Besançon est agréé pour :
- la vitrification ovocytaire
- la congélation de tissu ovarien et sa réutilisation actuelle par technique d’autogreffe
- la vitrification embryonnaire
Le don de gamètes
Le don de spermatozoïdes, d’ovocytes ou d’embryons est régi par les lois de la bioéthique. Ce don répond à trois grands principes : la gratuité, l’anonymat et le volontariat.
L’enfant conçu avec le recours au don de gamètes ou d’embryons, s’il le souhaite, peut accéder à sa majorité aux données non identifiantes et/ou à l’identité du tiers donneur. (Article L. 2143-3 LBE 2021).
Depuis le 1er septembre 2022, les personnes qui souhaitent donner leur gamètes ou embryons consentent au préalable à la communication de ces données et de leur identité. En cas de refus, ces personnes ne peuvent procéder au don.
Les donneurs de gamètes et d’embryons ayant réalisés leur parcours avant le 1er septembre 2022, pourront, s’ils le souhaitent, consentir à l’accès aux origines des personnes issues de leur don en contactant la commission d’accès aux données placée sous l’autorité du Ministère des Solidarités et de la Santé.
Faire un don
Si vous souhaitez faire un don, vous devez être majeur et en bonne santé.
L’âge limite pour le don est 45 ans pour les hommes et 38 ans pour les femmes.
Pour recevoir une information complète vous devez prendre rendez-vous auprès du CECOS en contactant le secrétariat.
Tél. 03 81 21 80 21
E-mail : cecos-secretariat[at]chu-besancon[dot]frAprès avoir pris connaissance des informations détaillées que l’on vous aura transmis et un délai de réflexion, il vous sera demandé de signer un formulaire de consentement puis de réaliser quelques examens médicaux et sanguins qui permettront de vérifier que vous n’êtes pas porteur d’une maladie génétique ou infectieuse empêchant le don.
Recevoir un don de gamètes ou d’embryon
Depuis la dernière loi de bioéthique votée en août 2021, les couples composés d’un homme et d’une femme, de deux femmes et les femmes non mariées peuvent avoir recours à l’AMP avec tiers donneur (LOI n° 2021-1017 du 2 août 2021 relative à la bioéthique).
L’accès aux techniques est possible dans le cadre des limites d’âge fixées par décret (Décret n° 2021-1243 du 28 septembre 2021 fixant les conditions d’organisation et de prise en charge des parcours d’assistance médicale à la procréation) et après accord de l’équipe multidisciplinaire du centre d’AMP.
Un refus ou un report de la prise en charge est possible après évaluation de chaque dossier de demande.
Après accord de prise en charge avec don de spermatozoïdes, plusieurs procédures d’utilisation sont possibles :
- l’insémination intra-utérine avec ou sans stimulation,
- la fécondation in vitro avec ou sans ICSI.
Le recours à une technique d’AMP est décidé par l’équipe clinicobiologique dans le but d’optimiser vos chances de grossesse.
Après accord de prise en charge avec don d’ovocytes, le protocole prévoit une fécondation in vitro des ovocytes d’une tierce donneuse suivi d’un transfert des embryons, frais ou congelés.
En savoir plus sur les techniques d’AMP > lien vers document à venir
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Responsable du centre d'AMP - Dr Oxana BLAGOSKLONOV
Coordinatrice du centre - Dr Aurélie BERDINLe centre d’assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA) propose la prise en charge en AMP (ou PMA) intraconjugale sans ou avec don de gamètes (spermatozoïdes et/ou ovocytes) ou accueil d’embryons. Il prend en charge les femmes non mariées.
Les techniques proposées
- Insémination intra-utérine
- FIV
- ICSI
- IMSI
- Culture embryonnaire prolongée
- Vitrification embryonnaire et ovocytaire
Le centre assure la prise en charge des patients dans le cadre de la préservation de fertilité médicale et sociétale (sans indication médicale).
Il assure également la prise en charge des patients à dans le cadre de la séropositivité au VIH, au VHC et/ou au VHB.Le centre d’assistance médicale à la procréation est composé de 2 unités qui travaillent en étroite collaboration.
L’unité clinique du service de gynécologie obstétrique (Pôle mère-femme)
Elle prend en charge tous les aspects gynécologiques de l’infertilité.
- Explorations
- Stimulations ovariennes
- Inséminations
- Ponctions folliculaires
- Transferts d’embryons
Elle comprend un secteur de consultations, d'échographie et des salles de prélèvement ovocytaire et de transfert.
Les praticiens de l’unité clinique
Dr Aurélie BERDIN
Dr Pascale LAGRE
Dr Florence SCHEFFLER
Dr Camille NALLET
Dr Pauline DECAIGNY
Ces praticiennes sont épaulées par des assistant·es et des sage-femmes.L’unité biologique du service biologie et médecine de la reproduction (Pôle de Biologie et Anatomie Pathologique)
Elle prend en charge des aspects andrologiques et biologiques de l’infertilité.
- Préparation des gamètes
- Fécondation in vitro
- Micro-injection
- Culture embryonnaire
- Congélation et conservation des embryons
- Préparation et congélation des tissus germinaux
Les praticiens de l'unité biologique
Dr Oxana BLAGOSKLONOV
Dr Alphée BAILLY
Dr Sophie FRONTCZAK
Dr Céline PLANTIN
Ingénieur biomédical – M. Tristan ZVERLe centre d’AMP (ou PMA) est également en relation étroite avec l’unité de spermologie analytique et l’unité de cryobiologie-CECOS pour la prise en charge des donneurs/donneuses de gamètes et la conservation et la délivrance des gamètes en vue de la prise en charge en AMP avec un tiers donneur.
L’unité de cryobiologie-CECOS assure également la cryoconservation et la délivrance des gamètes et la préparation et conservation des tissus germinaux dans un contexte de préservation de fertilité.
Accompagnement psychologique
L’accompagnement psychologique est assuré par M. Paul BOISSENIN.
Le centre d’AMP (ou PMA) travaille en collaboration avec plusieurs pôles et services du CHU de Besançon : le Pôle mère-femme, le Centre de génétique humaine, le service d’urologie-andrologie, le service des maladies infectieuses et le service d’Hépatologie. D’autres services du CHU peuvent intervenir en fonction de situations spécifiques (hématologie adulte et pédiatrique, néphrologie, etc.).
Nous sommes également en lien avec des gynécologues libéraux et les centres hospitaliers généraux (CHG) de la région.
