L’extension régionale de la technique fut rapide, dés le 14 février, une anesthésie à l’éther était réalisée avec succès par le docteur Jobert, à l’hôpital de Dôle, pour une amputation de cuisse et rapportée dans l’ « album dolois »
Cette acquisition majeure fut encore soulignée par Villars, obstétricien et directeur de l’école de médecine de Besançon, dans son discours de rentrée : « Une découverte de la plus haute valeur pratique est venue pendant l’année enrichir l’Art Médical…Plus précieux cent fois que le merveilleux haschich : l’éther…. »

Chose étonnante, ce bouleversement des conditions thérapeutiques commenté à sa juste valeur en milieu médical ne suscita aucun écho dans la presse régionale. Seuls, les évènements liés à la conquête de l’Algérie, les émeutes générées par la « crise des subsistances » et les tracas que connaissait notre ministre Guizot remplissaient les colonnes de l’ « Union franc-comtoise » et de l’ « Impartial ».