Ces propos étaient tenus quelques semaines avant l’événement du 16 Octobre 1846, que fut la première intervention sans douleur grâce à l’endormissement prodigué par W. Morton au bénéfice d’un patient du chirurgien J.C. Warren, à Boston.La célérité de la transmission de la nouvelle et de la technique surprend, elle fut à la mesure de l’importance de l’événement.L’ « anesthésie », telle que Holmes propose de l’appeler en novembre 1846, est pratiquée à Londres dés le 21 Décembre suivant après transmission du rapport enthousiaste de J. Bigelow par H.S. Hartmann.Le 22 Décembre, Jobert (dit de Lamballe) l’applique à Paris. Le 12 Janvier 47, Malgaigne rapporte ses premières expériences à l’académie de médecine.A Besançon, le chirurgien Victor Corbet entretient des relations courtoises, amicales même, avec son collègue de Paris et s’est ainsi que le 31 Janvier eut lieu la première anesthésie générale à l’éther à l’hôpital Saint Jacques .Cette année 1847 était précisément celle où fut inaugurée la nouvelle « Revue Médicale de Besançon et de Franche Comté » en remplacement du « Bulletin médical » qui l’avait précédée. La maîtrise de la douleur opératoire était un événement suffisamment considérable pour occuper une grande part du N°1 et des quelques volumes qui suivirent dans l’année. Ces archives nous ont permis de connaître tous les détails du développement de la technique, apportée parfois de façon lyrique, bien loin des prescriptions de rédaction de Vancouver.Le rapporteur en était le professeur Sanderet de Valonne, secrétaire général de la Société de Médecine de Besançon, résumant les communications faites par son collègue Corbet
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