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Portrait de Sophie Muraccioli, chargée de communication au CHU de Besançon et vice-présidente de l’association UKRaide
mars 2026
Au CHU et pour l’Ukraine : l’engagement de Sophie Muraccioli
Communiquer pour la recherche… et pour les autres
Arrivée au CHU de Besançon en 2002, Sophie Muraccioli a d’abord travaillé à temps plein dans le domaine de la recherche. Aujourd’hui, elle est chargée de communication pour la recherche et l’innovation, ainsi que pour la communication interne.
Un rôle clé pour valoriser les projets scientifiques et faire circuler l’information au sein de l’hôpital. Parmi les initiatives qui lui tiennent particulièrement à cœur figure la création du journal R.com Recherche, qui fête cette année ses 20 ans.
Au fil des années, elle a également contribué à développer des actions culturelles qui font désormais partie de la vie du CHU, comme les ateliers organisés avec le Musée des Beaux-Arts ou encore les lectures de kamishibai destinés aux patients et aux familles.
Quand l’engagement humanitaire s’impose
En mars 2022, deux chirurgiens bisontins créent l’association UKRaide pour organiser l’envoi d’aide humanitaire. Quelques mois plus tard, Sophie décide de les rejoindre : aller porter des dons ne lui suffisait pas, elle voulait s’impliquer davantage, agir concrètement pour soutenir un pays qui se bat pour ses valeurs démocratiques.
Aujourd’hui vice-présidente de l’association, avec les autres membres du bureau, elle analyse les demandes reçues directement des partenaires en Ukraine afin d’y répondre au mieux. Elle recherche des dons, y compris au CHU, donateur régulier de matériel et équipements réformés à différentes associations, de la communication et de l’organisation d’événements, aux côtés des autres bénévoles.
Un lien particulier avec le CHU : en novembre 2024, UKRaide avait installé sur le parvis de l’hôpital une ambulance mitraillée sur le front Ukrainien à Kharkiv, pour sensibiliser le public à l’horreur de la guerre et récolter des fonds pour de nouveaux véhicules de secours. Cet événement, symbolique et marquant, illustre parfaitement la rencontre entre son engagement associatif et son quotidien au CHU.
Des convois humanitaires pour ne pas oublier la guerre
Depuis sa création, UKRaide a déjà envoyé 51 semi-remorques d’aide médicale et humanitaire vers l’Ukraine, dont cinq depuis le début de l’année.
Pour financer ces convois, un camion coûte entre 2 400 et 2 900 euros, l’association multiplie les initiatives : événements sportifs, manifestations culturelles, opérations solidaires...
L’objectif est double : récolter des fonds, mais aussi rappeler que le conflit continue et que la solidarité reste indispensable.
Des rencontres qui marquent
Parmi les moments qui l’ont le plus marquée, Sophie se souvient d’un marché de Noël organisé avec des réfugiées ukrainiennes. Ce jour-là, elle demande à Polina comment elle va. D’ordinaire souriante et combative, la jeune femme lui répond simplement : « Ça va… mais ma fille est au front. » Quelques instants plus tard, des visiteurs arrivent sur le stand. Polina retrouve son sourire, comme si tout allait bien. Sophie, elle, a du mal à retenir son émotion.
Se sentir utile
Ce qui la pousse à continuer ? La cause, bien sûr, mais aussi le sentiment d’être utile.
« Je tente ma chance pour décrocher des dons… et finalement, assez souvent, cela fonctionne », confie-t-elle.
Cet engagement prend une grande place dans son quotidien. Une partie de son temps libre y est consacré, même pendant les week-ends et les vacances. Mais au fil du temps, l’équipe s’agrandit et l’organisation se structure. Un infographiste réalise désormais les visuels et une étudiante participe à la rédaction de certains posts. De quoi libérer un peu de temps pour développer de nouveaux projets, comme une petite exposition destinée à faire découvrir la culture ukrainienne, ou encore des portraits de réfugiées.
La solidarité comme moteur
Cette expérience lui a permis de découvrir la force du peuple ukrainien, qu’elle décrit comme profondément résilient. Elle évoque aussi les bénévoles qu’elle côtoie : « de très belles personnes », animées par la même envie d’aider. Son métier dans la communication lui est précieux pour porter les actions de l’association. Mais il lui a fallu appréhender aussi de nouveaux domaines : le mécénat, l’organisation d’événements, le recrutement de bénévoles ou encore le graphisme...
Une chaîne de solidarité inattendue
Parfois, un simple message peut déclencher une chaîne d’entraide impressionnante.
En février, l’association envoie en Ukraine une ambulance offerte par la Croix-Rouge de Pontarlier. Après avoir communiqué sur l’opération, Sophie est contactée par la Croix-Rouge de Paris, qui propose un autre véhicule nécessitant une petite réparation. Impossible pour UKRaide d’aller le chercher. Elle prend contact avec une association en région parisienne, la solution est trouvée : l’ambulance part finalement, elle aussi, en Ukraine.
« Il existe toute une chaîne de solidarité incroyable », souligne Sophie.
Continuer à agir
L’association poursuivra l’envoi de convois et l’organisation d’événements solidaires aussi longtemps que nécessaire. Parmi les rendez-vous prévus : un trail solidaire le 25 avril, des animations à Planoise tout au long du mois de mai, ou encore des manifestations à Pirey, Fontain et ailleurs.
Et si elle devait transmettre un message à celles et ceux qui hésitent à s’engager ?
Pas de leçon, simplement une conviction : donner un peu de son temps, pour l’Ukraine ou pour une autre cause, est une expérience profondément enrichissante. Dans un monde qui lui semble parfois gagné par le repli et l’individualisme, Sophie Muraccioli préfère continuer à croire à la solidarité. Et surtout, à la faire vivre.
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