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Risque cardio-vasculaire : efficacité démontrée d’une biothérapie anti-cholestérol

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Risque cardio-vasculaire : efficacité démontrée d’une biothérapie anti-cholestérol

Septembre 2017

Une étude internationale, dont le volet français a été piloté au CHU de Besançon, démontre pour la première fois l’efficacité d’une biothérapie anti-cholestérol face au risque de survenue d’un nouvel événement cardiovasculaire.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde : quatre décès sur cinq surviennent par crise cardiaque ou AVC. 

Principal responsable des maladies cardiovasculaires : le « mauvais » cholestérol ou LDL-cholestérol. C'est un agent causal de l’athérosclérose, en particulier coronaire, entraînant leur durcissement progressif.  Le diamètre des artères est réduit, la circulation du sang devient plus difficile et peut aller jusqu’à l’obstruction d’un vaisseau et à l’infarctus. En Europe, 60% des patients à haut risque cardiovasculaire recevant un traitement visant à faire baisser leur taux de mauvais cholestérol voient celui-ci stagner au-dessus de 0,7 g/Litre, seuil de recommandation des autorités européennes.

L’étude a été menée dans 49 pays et portait sur plus de 27 564 patients à haut risque cardiovasculaire. Tous avaient un traitement par statines à intensité maximale tolérée. Ils ont été randomisés en deux groupes, l’un avec placebo, l’autre avec la nouvelle biothérapie anti-cholestérol, un anticorps administré par injections sous-cutanées deux fois par mois, inhibant PCSK9.

Cette molécule PCSK9 est présente dans la circulation sanguine et limite l’épuration du LDL-cholestérol par le foie. Inversement, son inhibition permet une forte baisse du LDL-cholestérol. Or, pour chaque diminution de 0,38 g/L du LDL-cholestérol, on diminue de 20% le risque de subir un nouvel événement cardiovasculaire de type AVC, infarctus du myocarde ou décès cardiovasculaire.

Après 48 semaines de traitement, le taux de LDL-cholestérol avait diminué de 59% dans le groupe avec biothérapie anti-cholestérol, abaissant le taux de LDL-cholestérol, en moyenne à 0,3 g/L (contre 0,9 g/L dans le groupe contrôle). 

Pour la première fois, on démontre que l’injection d’un anticorps  inhibiteur de PSCK9, en réduisant davantage le « mauvais » cholestérol, diminue significativement le nombre d’événements cardiovasculaires, infarctus et accident vasculaire cérébral en particulier. On montre aussi que les valeurs très basses du LDL-cholestérol (un quart des patients sous inhibiteur de PCSK9 avaient un LDL-cholestérol < 0,25 g/L) sont très bien tolérées et protègent très efficacement de la survenue d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral. 

Pour les patients dont le taux de cholestérol reste très élevé malgré les traitements classiques,  en particulier les statines et l’ezétimibe, cette biothérapie se profile comme un nouvel espoir. 

Le volet français de cette étude a été piloté au CHU de Besançon, par le Pr François Schiele.

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