Il s’agit là d’une reconnaissance forte de l’expertise de l’équipe hospitalo-universitaire aujourd’hui pilotée par le professeur Jean-Luc Prétet. C’est aussi le fruit d'un travail mené depuis plus de 40 ans par les professionnels impliqués, notamment le Pr Christiane Mougin.
" />

Logo

Le Laboratoire de biologie cellulaire et moléculaire est "CNR des papillomavirus humains"

Retrouvez le fil d'actualités recherche RSS

Le Laboratoire de biologie cellulaire et moléculaire est "CNR des papillomavirus humains"
La ministre des Affaires sociales et de la Santé, sur proposition de Santé publique France (SpF), a nommé le Laboratoire de biologie cellulaire et moléculaire du CHU de Besançon, "Centre national de référence des papillomavirus humains". Il s’agit là d’une reconnaissance forte de l’expertise de l’équipe hospitalo-universitaire aujourd’hui pilotée par le professeur Jean-Luc Prétet. C’est aussi le fruit d'un travail mené depuis plus de 40 ans par les professionnels impliqués, notamment le Pr Christiane Mougin.

Les papillomavirus humains (HPV) constituent un groupe de virus très répandus dans le monde. Ils infectent les muqueuses ou la peau et sont très contagieux. Ils se transmettent principalement par contact direct avec une personne infectée, notamment dans le cadre de rapports sexuels.

Les infections sont le plus souvent éliminées naturellement grâce au système immunitaire. Quand elles persistent, elles peuvent être à l'origine de lésions bénignes ou cancéreuses. Les HPV sont notamment à l'origine du cancer du col de l'utérus, le deuxième cancer de la femme au monde.

Cela fait plus de 40 ans que les papillomavirus humains (HPV) passionnent la communauté hospitalo-universitaire bisontine et les nombreux travaux menés par les bisontins leur confèrent aujourd'hui une notoriété en France et à l'international.

Dans les années 1970, les dermatologues du CHU s'intéressent aux HPV responsables de lésions cutanées bénignes comme les verrues, ou à risque de cancers cutanés comme l'épidermodysplasie verruciforme. Grâce aux techniques de microscopie électronique développées au CHU, ils scrutent minutieusement les anomalies cellulaires induites par l'infection virale et visualisent la manière dont les virus sont disposés dans les cellules.

Vingt ans plus tard et forte d'une expertise en hybridation in situ (technique qui permet de visualiser et de localiser les HPV), le Pr C. Mougin utilise son savoir-faire pour identifier le génome des HPV dans des lésions anales et du pénis.

Les gynécologues, dont le Pr D. Riethmuller, manifestent quant à eux une attention toute particulière pour les HPV dans le cadre du dépistage du cancer du col de l'utérus et de la prise en charge des lésions précancéreuses. En 2001, le Pr C. Mougin est missionnée pour réaliser une étude économique et inscrire le test HPV à la Nomenclature des Actes de Biologie Médicale pour qu'il puisse être remboursé par la Sécurité sociale.

Plus récemment, des travaux d'épidémiologie sur les cancers associés aux HPV sont développés, notamment dans le cadre du registre des tumeurs du Doubs et du Territoire de Belfort qui est dirigé par le Dr A.-S. Woronoff.

Aujourd'hui, le CNR Papillomavirus est adossé à l'unité de recherche " Carcinogenèse associée aux papillomavirus : facteurs prédictifs et pronostiques " (EA3181 Université Bourgogne Franche-Comté), également dirigée par le Pr J.-L. Prétet.

Trois thématiques de recherche sont développées, qui visent :

  • à améliorer les connaissances fondamentales sur la carcinogenèse associée à HPV16, le génotype d'HPV le plus carcinogène,
  • à mieux décrire l'histoire naturelle des infections à HPV (au niveau du col de l'utérus mais aussi de l'anus et des voies aérodigestives supérieures) et mieux suivre les patients traités pour des lésions associées aux HPV,
  • à évaluer les actions de prévention des cancers associés aux HPV et des approches innovantes de prise en charge des lésions (pré-) cancéreuses induites par les HPV.

Le CNR des Papillomavirus assure des missions d'expertise microbiologique, de conseil, formation et information des professionnels de santé sur les infections à HPV, d'évaluation des politiques de lutte contre les infections à HPV et leurs maladies associées... Il contribue à la surveillance épidémiologique des infections à HPV au plan national et international grâce à des réseaux de professionnels...

En matière de prévention, l'équipe du CNR HPV rappelle que, pour se protéger des infections par les principaux HPV responsables des lésions précancéreuses et des cancers du col de l'utérus, la vaccination est recommandée pour toutes les jeunes adolescentes de 11 à 14 ans et reste possible jusqu'à 19 ans. Cette vaccination ne dispense toutefois pas d'un dépistage par frottis de 25 et 65 ans.

◄ Retour à la liste

A lire aussi :

Hacking Health 2019 : 1re conférence inspirante
Actu générale - Recherche

Avril 2019

Hacking Health 2019 : 1re conférence inspirante

Le 3e marathon d’innovation en santé, ou Hacking Health, se tiendra du 18 au 20 octobre prochain. Mais déjà tout est mis en œuvre pour identifier des défis émanant de professionnels de santé ou de patients.
Plusieurs...

En savoir plus

4 avril 2019 : 8e journée de l'Innovation
Actu générale - Recherche

Mars 2019

4 avril 2019 : 8e journée de l'Innovation

Une rencontre annuelle unique réunissant les chercheurs académiques, les professionnels hospitaliers et les industriels high-tech qui oeuvrent pour l’innovation technologique en santé.
 

En savoir plus

Grossesses multiples et pollution de l'air : existe-t-il un lien entre polluants atmosphériques et croissance fœtale ?
Actu générale - Recherche

Mars 2019

Grossesses multiples et pollution de l'air : existe-t-il un lien entre polluants atmosphériques et croissance fœtale ?

Plusieurs études ont établi un lien entre pollution de l’air élevée et troubles de la croissance foetale. Ces études portent sur des grossesses uniques (un foetus par grossesse), excluant quasi-systématiquement les...

En savoir plus

CAR T-CELLS : vers une nouvelle immunothérapie pour combattre le cancer du sang et de la moelle
Actu générale - Recherche

Février 2019

CAR T-CELLS : vers une nouvelle immunothérapie pour combattre le cancer du sang et de la moelle

A Besançon, des chercheurs de l’Etablissement français du sang ont intégralement conçu, en collaboration avec le service d’hématologie du CHU, la première immunothérapie cellulaire ciblant IL1-RAP. L’efficacité de ce...

En savoir plus

Prématurité, alimentation et présence parentale
Actu générale - Recherche

Janvier 2019

Prématurité, alimentation et présence parentale

Chaque année, en France, plus de 60 000 enfants naissent prématurément, soit une naissance prématurée toutes les 9 minutes. Si d’importantes innovations thérapeutiques ont augmenté le pronostic vital de ces nouveau-nés...

En savoir plus

Hacking Health 2018 : retour en images
Actu générale - Recherche

Décembre 2018

Hacking Health 2018 : retour en images

Le 2e marathon d'innovation à Besançon a rassemblé du 19 au 21 octobre 2018 plus de 400 participants, avec 24 problématiques présentées et autant de solutions envisagées !

Retour en images sur ce week-end extraordinaire.

...

En savoir plus