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Attention changement de lieu : Service de Médecine légale, CHRU de Besançon Hopitâl Saint-Jacques (Centre ville)

Octobre 2016 - Juin 2017 : "Perversion(s)"

Plaquette Après-midis cliniques

Perversion(s)

Vendredi 17 février 2017, de 14h à 16h30

Attention changement de lieu : Service de Médecine légale, CHRU de Besançon Hopitâl Saint-Jacques (Centre ville)
Le sujet dans le sadisme joue, dans le registre anal, le fantasme de la maîtrise de son objet et tend à le fécaliser. L'autre ne serait plus qu'une "merde". Si ce jeu sadique-masochique quitte le registre de l'ambivalence sur fond d'organisation oedipienne, la victime éprouve au moins un pénible sentiment d'emprise, au pire une menace de mort puisque le "jeu" est passé du côté de l'objectalisation de la destructivité.
Le travail thérapeutique vise au "transfert sur la parole", nouveau frayage pour court-circuiter le « transfert sur l'objet ». Si le Ça pousse à la pure décharge, l'instance surmoïque doit/peut jouer son rôle protecteur pour le Moi.

L'addiction à la relation, bouée de secours du sujet inexistant

Vendredi 14 avril 2017, de 14h à 16h30

Attention changement de lieu : Service de Médecine légale, CHRU de Besançon Hopitâl Saint-Jacques (Centre ville)
Monsieur D, incarcéré pour tentative de meurtre conjugal, ne parle jamais de son passé et semble dans l'incapacité de repérer et d'exprimer des ressentis propres. Il n'évoque pas sa famille, pas plus qu'il n'évoque des amis, son enfance ou sa jeunesse. Lorsque nous parvenons à le questionner sur son histoire ou ses ressentis, Monsieur D esquive et centre son discours sur un autre persécuteur, en l'occurrence son ex-femme, comme s'il allait la chercher à la rescousse pour s'échapper du risque que nous lui faisons courir. Comme s'il mettait du tiers entre nous !
La plupart du temps, depuis trois années que nous le suivons, Monsieur D ne parle que de son affaire et reste addicte à une relation conjugale pathologique qu'il fait toujours présente malgré l'absence totale de lien avec sa femme depuis son incarcération. Actionnant toujours les mêmes rouages, il reste accroché à une position infantile et soumise comme pour éviter d'agir, de bouger, d'exister.
La lenteur du traitement judiciaire maintient Monsieur D dans cette position. Rien ne semble se passer dans le traitement de son affaire. Du moins en témoigne-t-il ainsi dans les entretiens. Que signifie l'omniprésence de l'autre dans le discours désincarné de Monsieur D ? Comment être thérapeute avec ces personnalités qui semblent en incapacité de faire émerger le sujet en eux ? Peut-on soigner ces personnes ?
Dans le prolongement des séances précédentes, nous pourrons regarder ensemble à quoi ressemble un entretien avec une personnalité à structure perverse. Nous nous appuierons sur les travaux de Racamier, Kernberg ou encore de Hurni et Stoll pour étayer notre propos et repérer quels sont les modalités et les enjeux de ces suivis.

Octobre 2016 - Juin 2017 : "Perversion(s)"

Nous aborderons cette année la notion de perversion.
Freud a développé le concept de pulsion pour fonder l’ordre des phénomènes proprement psychiques. Les caractéristiques de cette pulsion sont
(1) la poussée (force, moteur) dans les dimensions libidinale et agressive,
(2) la source, directe c'est-à-dire à partir de zones corporelles érogènes ou indirecte (n’importe quelle partie du corps, le corps entier ou même l’action psychique),
(3) le but, soit la décharge mais aussi le moyen par lequel la décharge va s’opérer (par déplacement, un objet est substitué à un autre, plus accessible),
(4) l’objet (comme cause du désir, objet interchangeable mais indispensable).
En 1905, dans les Trois Essais sur la théorie sexuelle, il développe tout un chapitre sur les Aberrations sexuelles.
L’objet tient une place prépondérante dans cette vie pulsionnelle puisqu’il est à la croisée de la vie fantasmatique inconsciente et des expériences subjectives que le sujet a réalisées avec ses premiers objets. Ce sont les combinatoires des quatre éléments constitutifs de la pulsion dans les formes de la perversion, que nous explorerons au cours de ces après-midis cliniques.

Informations

  • Public : étudiants et professionnels du soin : psychologues, psychiatres, infirmiers…
  • Participation gratuite, attestation de présence remise aux participants
  • Inscription : Formulaire ou 03.81.25.43.30
Temps de rencontre et d’échanges, les après-midis cliniques sont ouverts à tous les professionnels intervenants auprès d’auteurs ou de victimes et sont destinés à nourrir nos pratiques. Ils comportent en général deux phases : une phase de présentation d’un cas clinique, éclairé par des concepts et des approches théoriques ; une seconde phase d’échange basé sur l’expérience de chacun.
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